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Le vaccin contre le Covid-19 améliore très légèrement la survie des patients traités par une immunothérapie des cancers

Selon une étude de cohorte conduite chez près de 31 000 personnes atteintes de divers cancers, l’administration d’un vaccin à ARN contre le Covid-19, dans les quatre-vingt-dix jours suivant le début d’une immunothérapie, augmente de 9 % la survie. Ce qui ne justifie pas, à ce stade, un c

Le vaccin contre le Covid-19 améliore très légèrement la survie des patients traités par une immunothérapie des cancers
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Pourrait-on rendre plus efficace une immunothérapie pour soigner un cancer en administrant au patient un vaccin à base d’ARN contre le Covid-19, peu avant de commencer leur traitement ? Cette stratégie a soulevé de grands espoirs en novembre 2025, après la publication d’une étude dans Nature. Selon une équipe de l’université du Texas, en effet, un de ces vaccins anti-Covid-19 (de Moderna ou de BioNTech-Pfizer) semblait doubler la survie médiane de patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules ; ou encore multiplier par 1,5 le taux de survie en cas de mélanome métastatique. A condition que ce vaccin soit administré dans les cent jours avant le début de l’immunothérapie.

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Mais la méthodologie de cette étude faisait débat, n’incluant que 884 participants atteints de cancer du poumon, dont 704 sous immunothérapie ; et 210 ayant un mélanome métastatique, dont seulement 43 sous immunothérapie. Son principal atout venait de l’analyse biologique d’un modèle de souris, mettant en évidence des processus d’activation de l’immunité anticancer induits par ces vaccins anti-Covid-19, de façon non spécifique.

Une étude de cohorte française en vie réelle, publiée dans les Annals of Oncology le 18 mai, a confirmé un bénéfice des vaccins à ARN anti-Covid-19, en matière de survie, chez des patients atteints d’un cancer sous immunothérapie. Mais le bénéfice observé était bien plus faible, dans ce travail d’une autre puissance statistique. La survie moyenne, en effet, augmentait de 9 %, dans cette analyse menée par le groupement d’intérêt scientifique Epi-Phare que coordonne l’épidémiologiste Mahmoud Zureik, à partir du Système national des données de santé.

Bénéfice « plus modeste »

Cette étude a inclus tous les patients ayant commencé une immunothérapie (un anticorps anti-PD-1 ou anti-PD-L1) pour un cancer en 2021 ou en 2022 en France : soit 30 898 participants. Ceux qui avaient été vaccinés contre le Covid-19 par un des deux vaccins à ARN, dans les trois mois précédant le début de leur immunothérapie (15 449 patients), ont été appariés un à un à des patients n’ayant pas été vaccinés, comparables à eux en matière d’âge, de sexe, du trimestre de début de l’immunothérapie et d’indication médicale. Tous ont été suivis jusqu’au 31 juillet 2025 ou jusqu’au décès.

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