Alors que la télévision d’État résonnait de chants de victoire après l’annonce de la signature d’un accord avec les États-Unis, un certain récit s’imposait à Téhéran : le régime n’a pas seulement survécu à sa plus grave crise depuis des décennies, il en est ressorti plus fort.

Personne au sein des élites de la République islamique ne nierait que l’Iran a subi d’immenses pertes. Les frappes américaines et israéliennes ont détruit des infrastructures essentielles, tué près de 3 500 civils et coûté la vie au guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, ainsi qu’à plusieurs commandants militaires haut placés.

Néanmoins, les connaisseurs du régime, analystes iraniens et diplomates occidentaux à Téhéran s’accordent sur un point : la guerre n’a pas entraîné l’effondrement souhaité par les ennemis de Téhéran. Pis, alors qu’il semblait plus vulnérable que jamais au début du conflit, le régime apparaît aujourd’hui plus confiant qu’au mois de février.

“Les États-Unis ont commis une grave erreur. Ils ont réveillé le dragon endormi, résume une source du régime. Cela nous a coûté extrêmement cher, mais nous avons mobilisé des moyens que nous hésitions autrefois à employer.”

En Iran comme à l’étranger, beaucoup étaient convaincus que, après des années de difficultés économiques, de mécontentement