Les gangs étendent leur emprise à Carrefour en Haïti
Publié le :
Dans la commune, une des plus grandes du département, la vie est devenue difficile en raison de la présence des gangs. Les habitants se sentent enfermés, et vivent dans la peur, et doivent payer une taxe imposée par ces derniers pour n'importe quel déplacement.
Dans le département de l'Ouest, la présence de l’État est aujourd’hui totalement réduite, tandis que les groupes armés imposent leurs propres règles, notamment à travers des postes de péage et différentes formes de taxation. Pour les habitants, circuler, travailler ou simplement se déplacer vers Port-au-Prince devient chaque jour plus difficile. L'un d'eux témoigne : « Les habitants de Carrefour ont peur d'être enlevés, battus, tués, peur de se faire emprisonner aussi. »
Dans cette région du département de l’Ouest, les gangs sont les seuls maîtres à bord. À l’approche des élections, l’absence de présence du Conseil électoral provisoire dans la commune alimente également les inquiétudes. Des jeunes racontent leur quotidien dans cette commune sous le contrôle des gangs. Un dossier de Peterson Luxama.
À lire aussiHaïti : à Carrefour-Feuilles, des habitants de retour malgré l'insécurité
La mère d'un vénézuélien expulsé des Etats Unis et mort dans le séisme témoigne
Il y a deux mois jour pour jour, deux puissants séismes frappaient le Venezuela coup sur coup, à quelques secondes d'écart seulement. Plus de 6000 personnes ont trouvé la mort, et des quartiers entiers ont été rayés de la carte, comme dans la ville balnéaire de La Guaira. Parmi les personnes décédées, il y a eu aussi une centaine de passagers d'un vol arrivé des États-Unis la veille du séisme. Des Vénézuéliens expulsés par Washington au nom de la politique migratoire voulue par Donald Trump. Ils sont morts pendant le tremblement de terre, enfermés dans un bâtiment des très redoutés services de renseignements vénézuéliens. Justine Fontaine a pu joindre la mère de l'un d'entre eux, qui réclame justice pour son fils. Elle a l'intention de porter plainte au Venezuela, mais aussi aux États-Unis, avec une dizaine d'autres familles.
À lire aussi«Pourquoi ont-ils été enfermés?»: la mère d’un Vénézuélien mort dans le séisme après son expulsion des États-Unis témoigne
Au moins 1 500 mineurs recrutés par les groupes armés en Colombie sur les réseaux sociaux
En Colombie, la violence liée au conflit armé continue de mettre en danger des dizaines de milliers d'enfants, en les recrutant. Et les réseaux sociaux font largement partie des responsables, selon l'enquête publiée aujourd'hui par Human Rights Watch, qui documente les violations des droits humains. L'ONG pointe du doigt les algorithmes sur des réseaux sociaux, et en particulier Facebook et TikTok, qui ciblent les jeunes, et demande au gouvernement d'Abelardo De La Espriella d'agir pour freiner cette augmentation, de renforcer les politiques publiques de prévention du recrutement des mineurs, et de garantir les moyens financiers suffisants pour le faire.
À lire aussiColombie: menacés par le recrutement forcé des groupes armés, des adolescents trouvent un refuge
Le journal d’Outre-mer La 1ʳᵉ
Le Conseil régional de la Guadeloupe annonce un dispositif « exceptionnel et transitoire » pour répondre aux inquiétudes des jeunes agriculteurs, explique Benoit Ferrant.
Suivez toute l'actualité internationale en téléchargeant l'application RFI
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !