Les discussions tenues à Rome avec Israël et parrainées par les Etats-Unis se sont achevées, jeudi 6 août, sur une perspective négative pour le Liban, au terme de trois jours de rencontre. La délégation de Beyrouth n’a pas obtenu gain de cause pour ses deux principales demandes : un véritable cessez-le-feu dans le sud du Liban, où l’armée israélienne poursuit des frappes et des dynamitages quotidiens, et des avancées sur le retrait d’Israël de la zone qu’il occupe dans cette partie du pays. Israël priorise pour sa part le désarmement du Hezbollah et le contrôle de la mise en œuvre de celui-ci.
Il s’agissait de la deuxième session de pourparlers depuis que le Liban, Israël et les Etats-Unis ont signé un accord-cadre, le 26 juin. Le texte prévoit un processus progressif : le « redéploiement » de l’armée israélienne à partir d’un périmètre spécifique, dit « zone pilote », que les militaires libanais doivent nettoyer de l’arsenal militaire du Hezbollah. Mais l’ambiguïté sur la définition de ces zones est au cœur du blocage entre le Liban et Israël. Une partie tierce chargée de superviser le mécanisme n’a pas non plus encore été désignée ; une liste restreinte d’acteurs potentiels aurait été établie lors des discussions de Rome.
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