Les rebelles houthistes du Yémen, soutenus par l’Iran, ont déclaré dimanche 9 août avoir frappé une installation pétrolière sur la côte saoudienne de la mer Rouge, dans une nouvelle attaque contre Ryad qui soutient le gouvernement yéménite.
Le porte-parole militaire du groupe, Yahya Saree, a affirmé que les houthistes avaient « réussi à cibler la raffinerie d’Aramco », le géant pétrolier saoudien, « à Jizan avec un drone », par une frappe « précise ».
Le ministère de l’énergie saoudien venait d’annoncer qu’un incendie s’était déclaré sur le site, sans en préciser la cause. « Les équipes de sécurité d’Aramco ont éteint l’incendie qui s’est déclenché à l’aube », a-t-il déclaré, précisant que le feu n’avait pas fait de victimes.
Les hostilités dans le conflit yéménite ont repris le mois dernier, marquant ainsi une nouvelle étape de l’embrasement régional consécutif à la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran.
Contexte régional tendu
Les houthistes ont annoncé fin juillet un blocus des navires saoudiens en mer Rouge, devenue un passage vital pour le transport d’hydrocarbures depuis que le détroit d’Ormuz est verrouillé par l’Iran. Ils ont frappé, à plusieurs reprises, l’Arabie saoudite, et ce pour la première fois depuis une trêve négociée en 2022. Jizan avait déjà été frappée le mois dernier.
Le mouvement rebelle a également attaqué les forces gouvernementales au Yémen – soutenues par l’Arabie saoudite. Au moins 58 soldats des forces gouvernementales ont été tués jeudi dans une attaque sur un camp militaire du centre du pays.
Allié de Washington, Ryad a également été plusieurs fois visé par des frappes iraniennes. Dans ce contexte régional tendu et pour renforcer ses alliances sécuritaires, l’Arabie saoudite a signé vendredi avec le Pakistan et la Turquie un pacte de défense mutuelle.