Les robots humanoïdes chinois ont montré leurs muscles lors de Jeux sportifs organisés en août à Pékin, multipliant les records : ces nouveaux « dieux du stade », le plus souvent télécommandés, rivalisaient d’énergie, tandis que chutes spectaculaires et désintégrations en plein effort montraient leurs limites.
De leur côté, leurs homologues européens ont réservé leur démonstration de force et de dextérité à des membres et responsables du Parlement et de la Commission européenne, mercredi 2 septembre, à Bruxelles. EuROBIN, un consortium financé par Horizon Europe, le programme européen pour la recherche et l’innovation, et comptant 31 partenaires académiques et industriels de 14 pays, y avait réuni 15 robots.
A pattes, à roues, à bras ou à pinces, quadrupèdes ou bipèdes, ils sortaient de plusieurs jours de hackathon – un marathon de programmation – au cours desquels leurs concepteurs avaient planché sur des cas d’usage réalistes, dans l’univers domestique, le monde industriel ou la logistique.
« Ces Jeux à Pékin étaient très impressionnants, comme quand vous voyez passer devant vous une formule 1, reconnaît Serena Ivaldi, directrice de recherche à l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (Inria) à Nancy. Mais, dans la vraie vie, qui a besoin d’une formule 1 ? » Lors de la démonstration de quatre robots de service de fabrication européenne, placés dans des situations quotidiennes – débarrasser la table, remplir le lave-vaisselle, passer un coup d’éponge –, elle a rappelé que leur lenteur relative était une vertu : « Au contact d’humains, ils ne peuvent pas être trop rapides pour des questions de sécurité. A pleine vitesse, ils paraîtraient inquiétants pour les utilisateurs. »
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