À moins de trois semaines des élections législatives marocaines, qui se tiendront le 23 septembre, la tension politique est à son comble. Y compris au sein même de la coalition gouvernementale sortante, indique le site anglophone de la chaîne qatarie Al-Jazeera. Officiellement, la campagne électorale ne devrait pas commencer avant le 10 septembre, mais dans les faits, elle bat son plein.

Le jour du scrutin, les 15,8 millions d’électeurs marocains seront invités à élire les membres de la Chambre des représentants, la chambre basse du Parlement, et c’est le parti arrivé en tête de ces élections qui aura la main “la plus forte” pour former un gouvernement. Conformément à la Constitution, c’est le roi Mohammed VI qui désignera un chef de gouvernement issu du parti qui aura obtenu le plus de sièges.

Une coalition qui s’écharpe

Des contraintes constitutionnelles qui rendent la lutte acharnée entre les partis, avant même le signal de départ de la campagne, pour se positionner et renforcer leur pouvoir de négociation. Alliés dans la coalition gouvernementale sortante, le Rassemblement national des indépendants (RNI), le Parti authenticité et modernité (PAM) et le Parti de l’Istiqlal s’affrontent lors de cette course électorale.

Récemment, un enregistrement audio attribué à Rachid Talbi