Nous pourrons être 10 millions”, annonce Le Temps à la une de son édition du 15 juin. La veille, les Suisses ont en effet majoritairement voté contre l’initiative portée par la droite nationaliste, qui souhaitait limiter la population résidente permanente à 10 millions jusqu’à 2050. La République helvétique compte, actuellement, environ 9 millions d’habitants.

“Dans un contexte géopolitique fragile, la majorité de la population n’était pas prête à risquer une rupture probable avec l’Union européenne”, souligne Tobias Gafafer dans les colonnes de la Neue Zürchner Zeitung (NZZ), se référant à l’Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP), signé le 21 juin 1999 entre la Suisse et l’UE. Le conseiller fédéral suisse Beat Jans a ainsi salué un “signal de stabilité, d’ouverture et de fiabilité” envoyé par la République helvétique à ses voisins européens.

Le texte de l’Union démocratique du centre (UDC, droite populiste) sur l’immigration a été refusé “à 54,8 %, selon les résultats définitifs”, précise la radiotélévision suisse RTS, avec des différences selon les cantons : “13 en faveur du non, 10 en faveur du oui”. “Ce sont les communes et cantons à plus faible densité, et les moins concernés par les problèmes pointés par l’UDC, à savoir l’immigration, les loyers chers et l