Leur 20e anniversaire de mariage approche à grands pas quand les policiers et le Samu sonnent à la porte de leur maison, dans l’est de l’Autriche. Voilà près de vingt ans que les conjoints sont mariés : ils ont fondé une famille et fait construire une maison. Au moment où la police se présente à la porte, leurs deux enfants sont à l’école.

L’épouse pense que les policiers se sont trompés de maison. Parce qu’il ne s’est rien passé ici, n’est-ce pas ? Les fonctionnaires de police lui demandent alors de s’asseoir, conduisent l’homme dans la pièce d’à côté, posent un ordinateur portable sur la table et montrent à la femme des vidéos, des photos, des historiques de discussions en ligne.

Pour la première fois, cette femme – dont l’anonymat sera préservé – découvre les images de toutes ces nuits dont elle n’a gardé aucun souvenir. Sur les clichés, on la voit étendue, inerte, sur le canapé du salon, puis dans la chambre. Ces images sont la preuve qu’elle a été victime d’abus sexuels d’une gravité extrême. Dont l’auteur n’est autre que son époux.

La police lui explique que celui-ci est accusé de l’avoir droguée à son insu et d’avoir abusé d’elle à maintes reprises. Il a photographié ses méfaits et en a fait parvenir les clichés à un homme habitant en Allemagne, qu’il n’a jamais rencontré