“On ne pouvait rêver d’un meilleur début, exulte le quotidien Clarín. Pas seulement pour la sélection. Pas seulement pour l’Argentine. Mais principalement pour Lionel Messi, ‘Monsieur Football’. Ne lui enlevez pas sa couronne tout de suite.”

À lire aussi : Société. En Argentine, la Coupe du monde 2026 s’invite dans les écoles

La presse argentine est dithyrambique au moment d’évoquer la performance du capitaine de l’Albiceleste contre l’Algérie, dans la nuit du mardi 16 au mercredi 17 juin à Kansas City. Auteur d’un coup du chapeau, il a porté son équipe pour lui assurer une victoire nette contre les Fennecs. “Colossal” pour Clarín, “imbattable” d’après Página 12, “d’anthologie” selon Perfil. À presque 39 ans et pour sa sixième Coupe du monde, il a “réussi l’impossible : se dépasser lui-même, encore une fois”, exulte le quotidien conservateur La Nación.

“Cette nuit, c’était le show de Messi”, s’enthousiasme le quotidien sportif Olé. “Certains disaient qu’il était vieux, qu’il jouait dans une ligue mineure [Messi évolue à l’Inter Miami, en MLS américaine], qu’il ne courrait plus comme avant […] Mais les gorges peuvent bien exploser sous les cris, parce que le capitaine est toujours là. Le champion est présent. Les années passent, les joueurs aussi… Reste Messi.”

“Que la planète s’en rende bien compte : il ne va pas être facile de lui retirer sa couronne !”

En prenant part au match, Lionel Messi est devenu le premier joueur de l’histoire à participer à six éditions de la Coupe du monde – il devrait vraisemblablement être rejoint par le Portugais Cristiano Ronaldo qui entre dans la compétition mercredi 17 juin au soir. Surtout, en comptant ses trois nouveaux buts, il égale le record de meilleur buteur de l’histoire de la compétition (16 buts), jusque-là détenu par l’Allemand Miroslav Klose. “Sa légende s’est faite encore plus grande, poursuit La Nación. Alors que personne ne pouvait lui en demander plus, il s’acharne à dépasser encore et encore ses objectifs.”

“Il y a exactement vingt ans, le 16 juin 2006, en Allemagne, il avait marqué son premier but en Coupe du monde, lors d’une victoire 6 à 0 face à la Serbie-et-Monténégro. Et cette nuit est décidément spéciale : c’est celle de ses 120 buts sous les couleurs de l’Albiceleste, et de sa 200e apparition internationale.”

“Il n’y a plus d’adjectifs pour le qualifier”

“Fidèle à son style, il a cherché à se dépouiller de ses mérites”, observe le quotidien La Nación, admiratif. En conférence de presse, Messi a joué les modestes, affirmant simplement : “C’est un honneur que de me retrouver aux côtés de Klose.”

Le média régional El Editor Mendoza parle de “routine de l’extraordinaire”. “Il n’y a plus d’adjectifs pour le qualifier, tout est dit.” Autant dire que la presse argentine est pour le moins optimiste quant à la capacité de la sélection de conserver son titre acquis en 2022 au Qatar, et d’accrocher une quatrième étoile au maillot ciel et blanc.

À lire aussi : Football. Et si la Coupe du monde 2026 était une réussite ?

Seul Página 12 tempère légèrement l’euphorie ambiante : “L’équipe semble dépendre excessivement du génie de son capitaine pour initier l’attaque. En partie parce que ce qu’il a réalisé sur le terrain est une folie douce, et aussi parce que tous les ballons sont passés par lui, ses coéquipiers l’ont cherché peut-être un peu plus que ce qu’ils auraient dû. Mais c’est son dernier tango et tout le monde le sait.”

La Coupe du monde 2026 vue par la presse étrangère
Organisation, résultats, équipe de France : les petites et grandes histoires d’un tournoi hors norme.
Falco/Cuba