A Kolonos, quartier défavorisé de l’est d’Athènes, le miracle économique grec – une croissance régulière de plus de 2 % depuis trois ans – se fait encore attendre. Les habitants sont prisonniers d’une crise sans fin depuis quinze ans, lorsque le pays était sous assistance financière de la « troïka », regroupant le Fonds monétaire international, la Commission européenne et la Banque centrale européenne.
Au marché, toutes les discussions tournent autour du coût de la vie. Selon la Banque de Grèce, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 2,9 % en 2025, soit la plus forte pression inflationniste de la zone euro. Et elle risque d’augmenter encore en raison du choc pétrolier engendré par la guerre en Iran. Giorgos Vassilopoulos touche une retraite de 750 euros par mois après trente-cinq ans de travail dans le bâtiment. « Au 18 du mois, nous comptons déjà nos sous et nous nous demandons comment nous allons survivre », avoue le septuagénaire, qui n’achète plus que rarement du poisson et de la viande rouge.
Si les salaires nominaux ont progressé entre 2019 et 2025 (17 %), le revenu disponible réel des ménages a diminué en raison de l’inflation (− 3 % au premier trimestre de 2025), d’après une étude de la Fondation pour la recherche économique et industrielle (IOBE).
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