Une capitale encerclée par des barrages routiers, où les rues sont le théâtre de multiples manifestations émaillées d’affrontements avec la police, et les rayons des magasins de plus en plus vides, malgré les ravitaillements partiels et ponctuels organisés grâce à des convois aériens partant d’Argentine… La Paz est devenue un “champ de bataille” et une ville “au bord de l’effondrement”, résume le quotidien bolivien Los Tiempos.

Dans les cortèges, les maîtres d’école en poste dans les campagnes réclament des hausses de salaire, pour faire face à une inflation galopante. Les chauffeurs routiers protestent contre le carburant frelaté qui leur est distribué et endommage leurs véhicules, dans un contexte de pénurie de pétrole. Ouvriers et mineurs, convoqués par la puissante Centrale ouvrière bolivienne (COB), exigent une augmentation de 20 % du salaire minimum national. Mais personne ne veut négocier avec l’actuel gouvernement, malgré les appels de Rodrigo Paz Pereira au “dialogue”.

Trois semaines après le début des manifestations convoquées par les principales centrales syndicales contre la crise sociale et économique et les réformes libérales du président de centre droit, tous exigent la démission de ce dernier. Le “siège” de La Paz vise à “renverser le gouvernement”, résume le jou