Météo-France va produire et diffuser des cartes de vigilance plus précises, permettant de définir, à l’intérieur d’un même département, les zones les plus à risque en cas de phénomènes météorologiques tels que le vent, les pluies-inondations, la neige-verglas et les orages, a annoncé le prévisionniste mardi 1er septembre.
« On va faire progresser la vigilance pour lui donner plus de précision sur la localisation géographique des dangers à un niveau plus fin que le département, qui était jusqu’à maintenant la norme », a annoncé Benoît Thomé, directeur des relations institutionnelles de Météo-France, lors d’un point-presse.
Créée en 2001, la vigilance de Météo-France vise à attirer l’attention sur les dangers potentiels d’une situation météorologique. Elle concerne neuf types de phénomènes (vent, orages, vagues-submersion, crues, pluie-inondation, grand froid, canicule, avalanches, neige-verglas) et comprend quatre niveaux (vert, jaune, orange, rouge) établis en fonction de l’intensité des phénomènes attendus et de leurs possibles impacts sanitaires.
Jusqu’à présent, seuls les phénomènes de vagues-submersion et d’avalanches, par définition très localisés, étaient traités à l’échelle départementale voire sous-départementale.
Avertir plus finement la population
L’extension de ce dispositif à de nouveaux phénomènes météorologiques « va permettre d’avertir plus finement les populations », a expliqué Matthieu Plu, directeur des opérations pour la prévision chez Météo-France. Il fournira aussi une « information supplémentaire » aux autorités de la sécurité civile pour mieux anticiper les phénomènes et positionner les moyens de secours plus finement « et donc d’être plus efficaces et plus réactifs » et de mieux protéger les populations, a ajouté M. Thomé.
Concrètement, les cartes de vigilance, disponibles par exemple sur l’application Météo-France, resteront présentées par défaut avec des couleurs de vigilance au niveau de l’ensemble du département.
C’est en cliquant sur le phénomène concerné et en zoomant sur un département qu’il sera possible, « lorsque la situation météorologique prévue le permet, avec suffisamment de certitudes », de faire apparaître au sein d’un ou plusieurs départements les zones où les conséquences attendues sont les plus sévères. Cela ne sera donc pas systématique, a précisé M. Thomé.