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Model/Actriz, “bijou de dance-pop” moite et sauvage

Musique. Model/Actriz, “bijou de dance-pop” moite et sauvage 22 mai 2026 Est-ce la résurrection de Brooklyn ? Fer de lance du renouveau rock des années 2000 avec Liars, TV On The Radio, Yeah Yeah Yeahs ou LCD Soundsystem, le quartier new-yorkais s’est gentrifié et aseptisé, et il n’en so

Model/Actriz, “bijou de dance-pop” moite et sauvage
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Musique. Model/Actriz, “bijou de dance-pop” moite et sauvage

Est-ce la résurrection de Brooklyn ? Fer de lance du renouveau rock des années 2000 avec Liars, TV On The Radio, Yeah Yeah Yeahs ou LCD Soundsystem, le quartier new-yorkais s’est gentrifié et aseptisé, et il n’en sortait plus que des groupes mollassons façon Cigarettes After Sex ou Geese.

Quand soudain a surgi Model/Actriz. “À une époque où le rock a tendance à privilégier ce qui est familier (et où l’originalité se résume souvent à réarranger des sons du passé de manière relativement inédite), ce groupe se distingue véritablement par son style unique”, s’enflamme Alexis Petridis dans The Guardian.

Et, ça tombe bien, le groupe est en tournée en France ces jours-ci.

En 2023, Dogsbody, le premier album du quatuor – Cole Haden (chant), Jack Wetmore (guitare), Aaron Shapiro (basse) et Ruben Radlauer (batterie) avait marqué les esprits.

“Chaque instrument était exploité pour ses capacités percussives, y compris la guitare, qui émettait des rafales de bruit sculpté, des hurlements de larsen maîtrisés à la perfection et des harmoniques inquiétantes, mais jamais rien qui ressemblait à une mélodie”, rappelle, encore impressionné, Alexis Petridis dans le quotidien britannique.

Un son paresseusement labellisé “postpunk” par la critique, proche du rock industriel et de la noise, que le groupe a tordu pour se faire plus pop sur son deuxième album, Pirouette, se félicite le magazine musical américain Alternative Press dans sa critique parue à la sortie du disque, l’année dernière.

“Alors que Dogsbody respirait l’angoisse, la claustrophobie et la menace, oscillant entre violence et désir, Pirouette laisse entrer la lumière. C’est un album tout autant ancré dans l’atmosphère moite d’une boîte de nuit que dans l’enfance, l’amour et l’acceptation de soi.”

Ce que le NME britannique résume d’une formule : “Model/Actriz transforme la douleur en un véritable bijou de dance-pop.

Un virage qui a tout à voir avec le chanteur, Cole Haden, 29 ans, qui se réclame des influences de Lady Gaga, Kylie Minogue, Britney Spears ou Mariah Carey “tout en s’inspirant de leurs chorégraphies soignées pour façonner son propre style sur scène”, souligne Alternative Press.

Dans une performance extravertie “absolument sauvage”, selon les mots du NME, Haden se présente en effet sur scène maquillé, longs gants couvrant ses avant-bras, boa autour du cou, prenant la pose ou dansant dans la fosse.

Un style camp qui vient enrichir un peu plus la proposition musicale de Model/Actriz et donne aux concerts des allures de sabbat salvateur.

“Le rythme palpitantdes morceaux sertde vecteur à Cole Hadenpour affronter son passéde personne qui cachaitson homosexualité et,en retour, encouragerles autres à se libérerde leurs proprescomplexes.”

Le magazine américain spécialisé dans la musique Alternative Press

Qu’on ne s’y trompe pas : si les textes de Model/Actriz sont parfois sombres, la musique est une irrésistible invitation à danser, nourrie de la techno que le groupe confesse écouter en boucle. Impression encore renforcée par Swan Songs, le nouvel EP du groupe, sorti en avril.

Le journaliste Simon Vozick-Levinson, qui a suivi leur tournée américaine, le confirme dans le magazine Rolling Stone. “Chaque soir, on se serait cru à un rite initiatique secret (ou dans un accident de voiture), avec Cole Haden au cœur de cette folie.”

Ce que lui confirme le chanteur : “Un concert n’est pas un vrai concert si on n’en sort pas tous trempés de sueur.”

Après avoir essentiellement joué à Paris, Modern/Actriz entame sa première tournée française qui passera par Saint-Brieuc le 24 mai (festival Art Rock), Nantes le 26, Le Havre le 27, puis Nîmes (festival Tinals) le 5 juin, Bordeaux le 6, Paris le 9 et Tours le 10 (festival Aucard de Tours).—

Matthieu Recarte
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