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Mondial 2026 : la vouvouzela envahit Haïti, entre passion populaire, identité footballistique et débat sur les nuisances sonores

Par Reynoldson Mompoint Port-au-Prince, le 15 juin 2026 Port-au-Prince, juin 2026 – À chaque apparition de la sélection nationale haïtienne dans cette Coupe du Monde 2026, un son domine les rues, les places publiques, les bars sportifs et même les quartiers résidentiels : celui de la vuvuzela

Mondial 2026 : la vouvouzela envahit Haïti, entre passion populaire, identité footballistique et débat sur les nuisances sonores
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15 juin 2026
Mondial 2026 : la vouvouzela envahit Haïti, entre passion populaire, identité footballistique et débat sur les nuisances sonores
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Mondial 2026 : la vouvouzela envahit Haïti, entre passion populaire, identité footballistique et débat sur les nuisances sonores

  • by Rezo Nodwes
  • 15 juin 2026
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Par Reynoldson Mompoint

Port-au-Prince, juin 2026 – À chaque apparition de la sélection nationale haïtienne dans cette Coupe du Monde 2026, un son domine les rues, les places publiques, les bars sportifs et même les quartiers résidentiels : celui de la vuvuzela. Cet instrument à vent en plastique, devenu mondialement célèbre lors de la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud, connaît aujourd’hui une véritable renaissance en Haïti où il s’impose comme le symbole sonore de l’engouement populaire autour des Grenadiers.

Des rues de Port-au-Prince aux villes de province, des rassemblements populaires aux espaces de retransmission publique, les longues trompettes colorées résonnent à longueur de journée. Le phénomène dépasse désormais le simple cadre sportif pour devenir un véritable fait social.

La vuvuzela a acquis sa renommée mondiale lors du Mondial 2010 organisé en Afrique du Sud. Utilisée depuis plusieurs décennies par les supporters sud-africains, elle est devenue l’un des symboles les plus marquants de cette compétition.

Produisant un son pouvant dépasser les 120 décibels, la vuvuzela avait alors suscité un débat mondial. Certains la considéraient comme l’expression authentique de la culture footballistique africaine tandis que d’autres dénonçaient une nuisance sonore empêchant les joueurs, les arbitres et les téléspectateurs de communiquer convenablement.

Seize ans plus tard, l’instrument refait surface avec force en Haïti.

D’abord, le retour historique d’Haïti à la Coupe du Monde, une première participation depuis 1974, a déclenché un enthousiasme rarement observé dans le pays. Les performances honorables des Grenadiers face à des adversaires prestigieux alimentent davantage cette ferveur populaire. Haïti évolue dans le Groupe C aux côtés du Brésil, du Maroc et de l’Écosse. Après une courte défaite 1-0 contre l’Écosse lors de son premier match, les observateurs ont néanmoins salué la combativité de la sélection haïtienne.

Ensuite, la vuvuzela présente un avantage économique. Peu coûteuse à fabriquer ou à importer, elle est devenue accessible à une large partie de la population. Des marchands ambulants se sont rapidement adaptés à la demande en proposant des modèles aux couleurs nationales : bleu et rouge.

Enfin, son caractère festif correspond parfaitement à la culture populaire haïtienne où les manifestations sportives s’accompagnent traditionnellement de musique, de tambours, de rara et de diverses formes d’expressions sonores.

À Port-au-Prince, au Cap-Haïtien, aux Cayes, à Gonaïves et à Jacmel, les vendeurs de vuvuzelas affirment réaliser des ventes record depuis le début du tournoi.

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