Que retiendra-t-on du peintre David Hockney et de sa carrière longue de six décennies ? Si l’on s’en tient aux titres des tout premiers articles publiés par la presse britannique après l’annonce de son décès, le 11 juin 2026, à l’âge de 88 ans, il était “un géant de l’art britannique” (le quotidien The Times), “un des artistes les plus prolifiques et les plus réputés de sa génération” (The Independent).

Les premiers articles mis en ligne outre-Manche semblent étrangement sur la réserve. Un “géant” est célébré, mais sans emphase ou émotion superflues, du moins dans un premier temps. C’est souvent la période californienne de David Hockney, dans les années 1960, qui est d’abord rappelée. Pour The Guardian, il était ainsi un artiste “révolutionnaire” qui “a battu des records aux enchères avec ses visions ensoleillées de la Californie”. De cette décennie datent deux tableaux emblématiques, A Bigger Splash, et surtout Portrait of an Artist (Pool with Two Figures), vendu en 2018 pour 90,3 millions de dollars (155 millions d’euros actuels) – un record pour un artiste vivant.

Un artiste haut en couleur

Dans sa nécrologie, The Times accorde lui aussi une large place aux années californiennes de David Hockney. Le quotidien londonien décrit un “homme extraverti et flamboyant” – un personnag