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Moyen-Orient : les négociations s’accélèrent autour d’une réouverture du détroit d’Ormuz

Selon des sources régionales citées par le média « Axios », un accord temporaire, qui pourrait être annoncé mercredi, est en discussion pour sécuriser le passage maritime, sans imposer de péage.

Moyen-Orient : les négociations s’accélèrent autour d’une réouverture du détroit d’Ormuz
HaitiCreoleRadio.com

Mercredi 5 août sera-t-elle la journée d’un nouvel accord tant attendu à propos du détroit d’Ormuz et de sa réouverture ? Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a souligné, mardi, des « progrès » dans les négociations avec l’Iran et Oman, dont les côtes bordent le détroit. « Aucun accord définitif n’a encore été conclu. Nous espérons que cela se fera très prochainement », a-t-il ajouté.

« Il y a une chance que nous parvenions aujourd’hui [mardi] ou demain [mercredi] à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation », a avancé, de son côté, le ministre des finances américain, Scott Bessent, dans un entretien à la chaîne CNBC.

Rarement avare de déclarations tonitruantes, Donald Trump, a, lui, promis, mardi soir, que le détroit d’Ormuz ouvrirait « très bientôt, ou alors [les Iraniens] seront frappés très fort », dans un entretien accordé à la chaîne Fox News. « Nous avons de très bonnes discussions », a encore affirmé le président américain, en déplacement en Californie, assurant que Téhéran voulait passer un accord. « J’ai le temps », a-t-il ajouté à propos de ce conflit qui dure depuis plus de cinq mois.

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Déminage du détroit d’Ormuz

Selon le site Axios, qui cite des « sources régionales », un accord temporaire de soixante jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l’Iran et le sultanat d’Oman. Cet accord préliminaire, qui pourrait être annoncé mercredi, prévoit, selon Axios, que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage.

Pendant cette période de soixante jours, et dans l’attente d’un accord définitif, la voie médiane du détroit serait déminée, toujours selon Axios, qui prévient que ce compromis n’est pas encore scellé.

Mardi, Donald Trump et l’émir du Qatar, Cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, se sont entretenus par téléphone au sujet des efforts « pour apaiser les tensions » entre Washington et Téhéran et « rapprocher les deux parties », a fait savoir le palais qatari dans un communiqué.

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Conséquence de la reprise des efforts diplomatiques, le prix du pétrole a plongé à Wall Street, et reculé également sur les marchés asiatiques, mercredi matin.

Le protocole d’accord signé en juin avait donné le coup d’envoi à un processus de soixante jours pour mettre définitivement fin à la guerre au Moyen-Orient et régler un ensemble de points, dont le sujet central du nucléaire iranien. Et, avancée majeure, il avait permis la reprise du trafic dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures, verrouillé par l’Iran depuis fin février – les Etats-Unis ayant imposé en retour un blocus des ports iraniens.

Un bateau coulé en mer Rouge

Mais l’embellie avait été de courte durée : les hostilités ont recommencé début juillet, faisant voler en éclats le protocole. L’Iran a resserré la vis après la reprise des frappes américaines, et les navires s’aventurant désormais dans le détroit sans l’autorisation de Téhéran en font régulièrement les frais. Dans la nuit de lundi à mardi, un cargo qui tentait de le franchir a été frappé par un projectile, déclenchant un incendie. Un membre d’équipage est porté disparu, selon la société de sécurité britannique Vanguard Tech.

L’Iran avait démenti, lundi, toute discussion avec Washington. « Nous ne négocions pas avec les Etats-Unis en ce moment. Nous négocions avec Oman pour sécuriser un passage dans le détroit d’Ormuz », avait souligné le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, provoquant l’ire du président américain. Donald Trump, qui avait déjà menacé il y a quelques jours de « frapper fort » la République islamique, avait finalement annoncé suspendre ses plans, dans une de ces volte-faces dont il est coutumier depuis le début du conflit fin février, alternant promesses de destructions massives et propos optimistes sur une sortie de crise.

En mer Rouge, autre front de la guerre depuis la reprise des hostilités mi-juillet entre les rebelles houthistes du Yémen, alliés de l’Iran, et l’Arabie saoudite, un navire indien a coulé mardi après avoir été attaqué, a dit un responsable local yéménite à l’Agence France-Presse.

Les autorités indiennes ont indiqué que les 14 membres d’équipage avaient été secourus. Le gouvernement yéménite a attribué l’attaque aux houthistes. Ces rebelles ont annoncé le 20 juillet un blocus maritime des ports saoudiens et attaqué plusieurs navires. En représailles, la coalition militaire menée par Riyad a mené des frappes contre des installations militaires des houthistes.

Le Monde avec AFP

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