Pour une particule invisible, quasi sans masse, et qui déteste interagir avec les autres composants de la matière, le neutrino n’est pas très discret dès lors qu’il s’agit de récolter des prix Nobel.
Pour la cinquième fois, la célèbre récompense a été attribuée à un physicien qui tente d’en percer les secrets. Le Belge Francis Halzen, 82 ans, a été primé, mardi 6 octobre, pour avoir ouvert une nouvelle fenêtre sur le ciel, rien moins qu’une nouvelle astronomie, en captant non pas des grains de lumière, ni des ondes radio ou des rayons gamma, mais les fameux neutrinos.
Ces derniers ne possèdent pas de charge électrique, sont très légers et filent en ligne droite depuis leur source de production, car ils sont peu sensibles à la présence d’autres particules. Ils sont produits par le Soleil, les centrales nucléaires, mais aussi par des explosions d’étoiles.
« Plus d’un milliard traversent ma main par seconde, émis par le Soleil », a précisé Mark Pearce, président du comité du prix Nobel de physique à l’Académie royale des sciences de Suède, pour éclairer la remise du prix.
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