Entre février et août 2026, le trafic de navires de matières premières dans le détroit d’Ormuz a été divisé par six : de 95 bateaux par jour à une quinzaine, selon les données Kpler compilées par l’AFP.
Derrière la chute globale, une recomposition des routes : effondrement du couloir international, survie d’une route iranienne, explosion des itinéraires « non identifiés ».
Le protocole d’accord entre Téhéran et Washington a produit un rebond, aussitôt retombé. La leçon : un détroit ne se rouvre pas par décret, car la confiance ne se décrète pas.
Le graphique de l’AFP, réalisé à partir des données du cabinet Kpler, spécialiste du suivi des flux maritimes, condense en une image six mois de crise dans le détroit d’Ormuz et démonte, mieux qu’un long discours, la mécanique réelle d’un étranglement énergétique. Trois enseignements s’en dégagent : un détroit ne se ferme pas, il se vide ; les flux ne disparaissent pas, ils se dissimulent ; et la réouverture politique d’une voie maritime ne suffit pas à y faire revenir les navires.
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