Rien de mieux, quand on envisage de s’installer à l’étranger, que le témoignage d’expats qui ont déjà franchi le pas. Voici un tour d’horizon des articles récemment publiés sur le sujet dans la presse internationale.
Italie
Cassandra Tresl, qui a des origines tchèques, et son conjoint, Alex Ninman, sont américains. Leur vie aux États-Unis, avec la course à l’accumulation matérielle et à la réussite financière qu’elle impliquait, ne leur convenait plus, explique-t-elle sur le site de CNBC. Ils ont donc choisi de s’établir en Italie, dans la région rurale des Abruzzes. Là, ils ont pu acheter une maison pour 11 500 euros, et un coût de la vie moindre leur a “permis de souffler et de moins [se] focaliser sur les rentrées d’argent”. Bien sûr, tout n’est pas parfait, et il faut s’armer de patience pour affronter la bureaucratie. Néanmoins, la possibilité de profiter d’un rythme plus lent, d’avoir des liens avec ses voisins, de faire ses déplacements à pied et de pouvoir pleinement profiter de la vie de famille vaut bien cette adaptation. Cassandra Tresl ajoute : “Notre décision de nous installer ici n’était pas uniquement motivée par des raisons financières. Nous avons été séduits par le sens de la communauté. Nous souhaitions nous intégrer à un lieu et y contribuer, plutôt que de rechercher une aventure éphémère ou de vivre dans une bulle d’expatriés.”
Portugal
La question financière est un point sur lequel il faut néanmoins être très clair. Svenja Stapper, une Allemande installée au Portugal et devenue consultante en immigration, le souligne dans les pages de Focus. Dans ce pays où les salaires sont considérablement plus faibles qu’en Allemagne, l’argent et les types de contrat de travail sont des points cruciaux :
“Toute personne envisageant de s’installer au Portugal devrait absolument se constituer une épargne de précaution. Il est conseillé de se constituer un revenu complémentaire ou de créer une entreprise en parallèle de son emploi principal. Cela réduit les risques et facilite considérablement la transition.”
Il faut donc bien se préparer, et se renseigner notamment sur les contraintes fiscales liées à la résidence et au télétravail. Mais attention à ne pas toujours reporter le projet en attendant “le moment idéal, le travail parfait, la maison parfaite, la maîtrise parfaite des langues”. La perfection n’existe pas, et “ceux qui l’attendent ne se lanceront probablement jamais”.
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Afrique du Sud
Emma Louisa Neugebauer est une jeune Allemande originaire de Berlin. Dans les pages du quotidien Die Zeit, elle raconte son expérience d’étudiante en sciences de l’information et de la communication au Cap, en Afrique du Sud. Fini les classes de 50 élèves : ici ils ne sont que 15 par séminaire. “Nous discutons beaucoup de postcolonialisme et des rapports de force dans les médias.” Son année lui coûte 8 000 euros, auxquels il faut ajouter 550 euros de loyer pour un appartement de 25 m2. Après les cours, direction la plage. Le week-end, quant à lui, est souvent animé par des matchs de rugby.
Forte de cette expérience, Emma Louisa Neugebauer retournera en Europe, à Bruxelles, où elle travaillera au sein d’une start-up sur les relations entre l’Union européenne et l’Afrique. “À terme, je souhaite retourner au Cap pour y travailler”, confie-t-elle.
Japon
“Avec une courtoisie sans faille, des villes parmi les plus sûres au monde et une qualité de vie élevée, il existe de nombreuses raisons de s’installer au pays du Soleil levant”, écrit The Times pour inciter ses lecteurs – et plus généralement les Britanniques – à s’expatrier au Japon. La faiblesse du yen, mais aussi la modernité du pays, son niveau d’industrialisation et ses traditions préservée sont autant de facteurs qui poussent de plus en plus d’étrangers à visiter le pays et même à s’y installer. Le quotidien fait le point sur les conditions d’attributions de visa, le visa vacances-travail et le projet de Jesta, un visa électronique qui sera bientôt mis en place sur le modèle de l’Esta américain. “Plusieurs universités japonaises proposent des cursus diplômants en anglais, dont les frais de scolarité annuels varient de 4 000 à 16 000 livres [soit d’environ 4 700 à 18 700 euros]. Le gouvernement japonais offre des bourses aux étudiants internationaux en master et en doctorat”, note le Times. Pour louer un appartement, il faut un visa de plus de six mois, une carte de séjour et un compte bancaire. Enfin, tout est plus compliqué si on ne parle pas le japonais. Steven Ellis, un expatrié britannique qui connaît très bien le pays, a un conseil simple : “Gardez l’esprit ouvert, apprenez la langue, et le Japon vous le rendra au centuple.”
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