L’idéal d’un monde sans peine de mort continue de se heurter à de fortes résistances. Du 30 juin au 2 juillet, des militants, avocats et responsables politiques du monde entier sont attendus à Paris pour le 9e congrès mondial contre la peine de mort. L’événement accueille également des représentants de pays rétentionnistes.
Car s’il n’y a jamais eu autant de pays abolitionnistes – 114 pays sur 199 –, 2 707 exécutions (hors Chine) ont été recensées en 2025, un niveau inédit depuis 1981. Si ces exécutions se concentrent sur une poignée d’Etats, d’autres envisagent de rétablir la peine de mort, tandis que le débat resurgit régulièrement jusque dans des pays qui l’ont abandonnée depuis plusieurs décennies.
Une dynamique abolitionniste en Afrique
Ces dernières années, plusieurs Etats ont rejoint le camp abolitionniste. La République centrafricaine a supprimé la peine de mort en 2022, suivie par la Zambie en 2023 puis le Zimbabwe en 2024. Longtemps considéré comme un bastion de la peine capitale, le continent africain est aujourd’hui l’un des principaux moteurs de l’abolition.
Cette progression ne s’est toutefois pas accompagnée d’une baisse des exécutions. « Une dizaine de pays concentrent l’essentiel du phénomène », résume Aurélie Plaçais, directrice de la Coalition mondiale contre la peine de mort. Si 17 pays ont procédé à au moins 2 707 exécutions en 2025, plus de 90 % d’entre elles ont eu lieu en Iran (2 159) et en Arabie saoudite (356), selon Amnesty International.
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