“Les passagers de l’aéroport international de Fort Lauderdale en Floride ne connaissaient peut-être pas son nom, mais ils appréciaient son travail”, souligne le Miami Herald. Le quotidien rapporte le cas de cet employé de ménage haïtien, âgé de 70 ans, qui récurait les toilettes de l’aéroport depuis dix-neuf ans. Après avoir perdu le statut de protection temporaire (TPS) accordé aux réfugiés, qui lui permettait de travailler en toute légalité aux États-Unis, son habilitation de sécurité lui a été retirée en juillet. “Pour la première fois de sa vie d’adulte, il s’est retrouvé sans emploi”, poursuit le plus grand quotidien de Floride.
Cet employé de Fort Lauderdale est loin d’être un cas isolé. Selon une estimation de Phillip Connor, chercheur sur les migrations à l’université Princeton cité par le Miami Herald, “environ 52 000 Haïtiens bénéficiaires du TPS travaillaient rien que dans les comtés de Miami Dade, de Broward et de Palm Beach”, dans le sud de la Floride. Bon nombre d’entre eux occupaient des emplois dans le secteur du tourisme, “dont quelque 6 000 cuisiniers et serveurs, 2 000 personnels de ménage et 2 000 agents de sécurité”, détaille-t-il.
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