Il règne une drôle d’ambiance sur la Croisette, constate Deadline, site américain spécialisé dans le cinéma. Le 16 mai, lors de la projection en séance de minuit de Full Phil, le nouveau film de Quentin Dupieux, “les logos de Canal+ et de Studiocanal ont été sifflés lors de leur apparition à l’écran”. Et, le Festival de Cannes avançant, il devient de plus en plus difficile de discuter de la lettre ouverte publiée dans Libération le 11 mai, signée par 600 professionnels du secteur.
“Un signataire qui avait accepté de nous parler ouvertement a finalement demandé à être cité anonymement.”
Il faut dire que, le 17 mai au matin, une déclaration de Maxime Saada, directeur général du groupe Canal+, dont le conglomérat Bolloré est le principal actionnaire, a jeté un froid glacial. Le magazine The Hollywood Reporter, autre publication spécialisée, résume ainsi ses propos : “Le président de Canal+ annonce qu’il boycottera les professionnels signataires d’une pétition contre son patron.” The Guardian, l’un des grands quotidiens britanniques, emploie l’expression “liste noire” pour relayer l’affaire, un terme fort qui évoquera à certains les temps honnis du maccarthysme.
Un contexte difficile à démêler
“L’Empire contre-attaque et, sauf erreur, ça va faire très mal”, commente le quotidien all
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Le cinéma français, beau comme une cigarette
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