Lila recompte les billets, le nez plongé dans son porte-monnaie. Elle n’a plus de quoi s’offrir un poulet entier à 380 dinars le kilogramme (2,50 euros). « C’est la viande la plus accessible, mais le prix des fruits et légumes a doublé en quelques années et les salaires font du surplace, alors il faut faire des choix », se désole cette quinquagénaire, employée d’une école privée sur les hauteurs d’Alger.
Alors que s’ouvre la saison estivale, le coût de la vie préoccupe bien davantage les Algériens que les élections législatives du 2 juillet, le jeu politique étant largement verrouillé. La flambée des prix, alimentée par une dévaluation continue du dinar et une politique de restriction des importations imposée par l’Etat pour protéger ses réserves de change, pèse sur le moral des familles.
Or, l’été est synonyme de dépenses en Algérie. Les mariages s’enchaînent, tout comme les sorties nocturnes et les fêtes pour célébrer la réussite scolaire des enfants. Une véritable saignée pour le portefeuille, qui s’annonce d’autant plus douloureuse que l’inflation, qui frôle les 9 % selon les chiffres officiels, frappe de plein fouet les produits de grande consommation, des produits laitiers aux viandes blanches.
Il vous reste 75.16% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !