La perspective d’un rachat de SFR se rapproche. Depuis le 17 avril, Bouygues Telecom, Free et Orange sont en négociation exclusive avec le milliardaire franco-israélien Patrick Drahi pour lui racheter son groupe, le dépecer et ramener le nombre d’opérateurs en France de quatre à trois. Alors que les parties se sont déjà entendues sur un prix – entre 20,35 et 21 milliards d’euros –, cette étape, complexe, risque fort de s’achever, comme l’ont indiqué Les Echos, au-delà du 15 mai, la date limite fixée par M. Drahi pour trouver un accord définitif.
Si tel est le cas, rien ne dit que ce rachat se concrétisera, puisqu’il il lui faudra, encore, décrocher le feu vert des autorités de concurrence. Or, ces dernières ont déjà, par le passé, fait échouer nombre d’opérations de concentration dans les télécoms en Europe, de peur que les consommateurs voient les prix de leurs abonnements Internet et de téléphonie mobile s’envoler.
Aujourd’hui, les opérateurs français ont les yeux rivés vers Bruxelles, où une révision des règles de concurrence, qui gouvernent les fusions et acquisitions sur le Vieux Continent, est en cours de préparation. Les « lignes directrices » en ont été présentées le 30 avril et elles sont soumises à consultation publique jusqu’au 26 juin. La Commission européenne pourra ensuite les modifier, pour prendre en compte les commentaires des uns et des autres, avant de les adopter définitivement à la fin de l’année.
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