Pétrole, gaz, engrais, produits agricoles, métaux : la Banque mondiale prévoit une hausse moyenne des cours de ces matières premières de 16 % pour 2026, en grande partie liée à la flambée des prix de l’énergie provoquée par la guerre en Iran.
L’industrie de l’aluminium est particulièrement touchée, avec une envolée des cours et des difficultés d’approvisionnement, au point que les investisseurs parlent d’un possible « black swan event », tel que théorisé par l’écrivain et statisticien (et ex-tradeur) Nassim Nicholas Taleb dans son livre Le Cygne noir (2007), pour définir des événements improbables aux graves conséquences économiques.
La fermeture du détroit d’Ormuz perturbe la production mondiale d’aluminium, dont 9 % proviennent des fonderies du Moyen-Orient, soit environ 7 millions de tonnes annuelles. La filière est déstabilisée par les bombardements iraniens de deux sites majeurs de production, aux Emirats arabes unis et à Bahreïn, les 27 et 28 mars, qui ont interrompu depuis une partie de leurs activités. Emirates Global Aluminium est l’un des plus importants producteurs de la région et Aluminium Bahrain, l’une des plus grandes fonderies mondiales.
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