La guerre hybride de Moscou sur le territoire français est en train de franchir un nouveau seuil et il n’est plus possible de regarder ailleurs. Alors que la France s’est souvent montrée rétive depuis le début de la guerre en Ukraine, en février 2022, à attribuer à la Russie un certain nombre d’attaques sous le seuil de la conflictualité ouverte – hormis celles dans le champ informationnel –, le ton est en train de changer au sein de l’exécutif.
Le signal le plus récent de ce changement de posture est survenu lundi 13 juillet, avec l’attribution d’une longue campagne de cyberespionnage liée à une unité du FSB, le renseignement intérieur russe. Son nom de code a alors été dévoilé pour la première fois : unité 61240. Cette attribution s’est accompagnée de deux autres gestes destinés à marquer le coup : le soutien de sanctions européennes contre plusieurs entités liées à ces activités, et la convocation du chargé d’affaires de l’ambassade de Russie. « La France (…) demeure résolue à employer l’ensemble des moyens à sa disposition pour anticiper, décourager, et répondre aux actions déstabilisatrices dont elle [est] la cible », a indiqué le Quai d’Orsay, à la suite de l’entretien avec le représentant russe, vendredi.
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