En direct Mardi 19 Mai 2026
Géopolitique

Près de Naplouse, les samaritains forment une microsociété neutre au cœur d’une terre en guerre

Enracinée en Cisjordanie depuis des siècles, cette minuscule communauté religieuse issue du judaïsme survit en se tenant tant bien que mal à l’écart du conflit israélo-palestinien.

Près de Naplouse, les samaritains forment une microsociété neutre au cœur d’une terre en guerre
HaitiCreoleRadio.com
  • M le mag M le mag
  • Cisjordanie Cisjordanie Cisjordanie

Près de Naplouse, les samaritains forment une microsociété neutre au cœur d’une terre en guerre

Par Luc Bronner (Kiryat Luza (Cisjordanie), envoyé spécial)
Publié aujourd’hui à 05h30

Temps de Lecture 5 min.

Depuis Paris jusqu’à Jérusalem, Joseph Kessel avait longé la mer Méditerranée de Beyrouth à Haïfa, du Liban vers la Palestine, s’abîmant les yeux à contempler les collines, les plaines, les villages, avec le désir de raconter ce qu’il avait appelé le « réveil juif ». C’était il y a un siècle exactement, en 1926. « Le voyageur qui débarque en Palestine n’est jamais seul. Des souvenirs innombrables et tels que nulle autre terre ne peut en susciter d’équivalents lui font escorte », écrivait le journaliste en citant « la Bible, l’Evangile, l’islam, les Croisades… ».

A Tel-Aviv, il s’était ébahi face à l’érection d’une ville nouvelle. « Partout, des fondations, des échafaudages, des carcasses de fer, prêtes à recevoir la texture du ciment armé. » A Jérusalem, il avait ressenti « le murmure des siècles ». A Bnei Brak, les coutumes des ultraorthodoxes, ces hommes noirs « comme des corbeaux » l’avaient estomaqué. En Galilée, il avait décrit le travail acharné des colons juifs. Dans la campagne, il avait admiré la beauté des villages palestiniens dont beaucoup seraient détruits pendant la guerre de 1948.

Dans son cheminement en Palestine, qu’il a raconté dans Terre d’amour et de feu (Tallandier, « Texto », 2018), Joseph Kessel s’était arrêté chez les samaritains, à Naplouse, une communauté religieuse parmi les plus anciennes, séparée depuis plus de deux mille cinq cents ans du judaïsme, dont elle emprunte une partie des textes et des rites, mais récuse le Talmud et ce qui a été écrit depuis le Pentateuque, les cinq premiers livres de la Bible.

Il vous reste 80.64% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Article précédent La salle de bal de la Maison Blanche, la marotte royale de D… Article suivant Haiti unveils 2026 FIFA World Cup roster with mostly diaspor…

Commentaires (0)

Laisser un commentaire

0 / 2000 caractères

Aucun commentaire. Soyez le premier !