La France est entrée dans la ligne droite qui mène à la présidentielle la plus importante depuis des décennies. Cette élection, qui se tiendra au printemps de 2027, sera marquée par une certaine morosité politique, le climat idéal pour les secousses extrémistes. Le pays est bloqué ; le Parlement, fragmenté. Il n’y a plus de réformes, l’opposition se fait à peine entendre. Les lumières de la fête s’éteignent, et la musique a cessé de jouer. À moins d’un an du scrutin, beaucoup de doutes subsistent quant aux candidatures. La dizaine de candidats qui se sont déclarés jusqu’à présent n’éveillent aucun enthousiasme particulier.
Un contexte idéal pour le spectacle déstabilisateur que propose l’extrême droite de Marine Le Pen, ou pour la gauche radicale de Jean-Luc Mélenchon, qui tentera de profiter de la division du centre et de la gauche pour se hisser au second tour.
D’après tous les sondages, le Rassemblement national (RN) sera le vainqueur du premier tour, et l’adversaire à battre au second. Son candidat sera Jordan Bardella si, comme c’est probable, Marine Le Pen devient inéligible le 7 juillet prochain, date du verdict de son procès en appel. Telle est la seule certitude. Quant à l’ancien Premier ministre Édouard Philippe, porte-étendard d’un centre droit europhile et modéré – c
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