Insultes machistes, vidéos virales mettant en scène des deepfakes, promesses irréelles, discours populistes et messages identitaires. De l’avis général des médias locaux, la campagne “incendiaire” pour l’élection présidentielle en Colombie aura volé bien bas et oublié le plus important : présenter aux électeurs des programmes solides.
Cela a été possible du fait d’un “phénomène sans précédent”, à savoir l’absence de débats entre les principaux candidats, souligne le site du magazine Cambio. Ces derniers “ont délaissé la télévision pour mener la bataille sur les places publiques, les réseaux sociaux et les algorithmes de l’intelligence artificielle”, avec “des vidéos si bien réalisées qu’il est difficile de savoir si elles sont réelles ou fabriquées” et des armées d’influenceurs partisans “qui n’hésitent pas à mentir et à insulter ouvertement leurs adversaires”.
Une primaire de la droite
Le premier tour de l’élection, qui se tient dimancnhe 31 mai, apparaît avant tout comme une primaire de la droite. Face au sénateur Iván Cepeda, à la tête de la coalition de gauche du Pacte historique, dont la place au second tour, le 21 juin, ne fait aucun doute, deux candidats au coude-à-coude se mènent à une guerre acharnée pour la deuxième place.
D’un côté, Paloma Valencia, candidate catholiq
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La Colombie pleure sa reine de la cumbia, Totó la Momposina
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