“Ni l’Ukraine, ni l’Iran, ni Ceuta. Pas même l’Union européenne, pourtant si souvent critiquée.” Ce qui a d’abord surpris le correspondant en France de La Vanguardia dans le discours de rentrée de Marine Le Pen, ce n’est pas un sujet en particulier que la candidate du Rassemblement national (RN) aurait abordé. Mais plutôt tous les thèmes dont elle a choisi de ne pas parler, dimanche 13 septembre, depuis son fief historique d’Hénin-Beaumont. Des silences qui, aux yeux du quotidien catalan, illustrent bien la manière dont la prétendante à l’Élysée entend mener sa campagne. À savoir : se concentrer “sur les préoccupations quotidiennes des Français”, dans le but de “séduire les classes moyennes”. Et quel meilleur moyen de le faire que de parler d’une question qui concerne tout le monde, comme le logement ?

Ce thème a été au cœur des trente-huit minutes de discours de Le Pen. Une intervention que le quotidien de Barcelone juge “surprenante pour sa clarté et son pragmatisme”. Concrètement, “sa recette consiste à relancer l’immobilier grâce à la déréglementation du bâtiment (‘faisons tomber les normes’, a-t-elle martelé), la suppression des contraintes environnementales (‘au nom d’une prétendue écologie’) et la reconversion de bureaux vides en logements. Elle entend également stimuler