Dans une usine du Texas, Matt Loszak fait construire un nouveau type de réacteur nucléaire qui permettra aux États-Unis de reprendre la tête dans un secteur dominé par la Russie et la Chine. C’est du moins ce qu’il espère. “Notre objectif est de livrer des centaines, peut-être même des milliers de réacteurs chaque année”, confie le fondateur d’Aalo Atomics, âgé de 35 ans, alors qu’il inspecte les composants de l’Aalo-X, conçu pour alimenter des centres de données pour l’intelligence artificielle (IA).

Aalo fait partie des multiples start-up américaines ayant programmé le démarrage de nouveaux réacteurs avant la date butoir du 4 juillet qu’avait fixée le président Donald Trump pour marquer le 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis.

De leur côté, Antares Nuclear et Valar Atomics ont annoncé avoir atteint la “criticité”, le moment où une réaction nucléaire en chaîne devient auto-entretenue. [Aalo l’a annoncé à son tour le 4 juillet, peu après une autre société texane, Deployable Energy ; en août, Oklo a été la cinquième entreprise à franchir cette étape dans le cadre du programme pilote de Trump.]

“Ils défoncent tout sur leur passage”

Parmi les personnes à la tête de ces initiatives, bon nombre ont moins de 40 ans et ne sont pas issues du secteur nucléaire ; certaines e