En direct Samedi 22 Août 2026
Culture

Quel avenir pour notre armée ?

Attention ! Il faudra suivre avec la plus grande vigilance cet exercice du pouvoir de doublure, afin de ne pas brouiller les cartes. Il faudra notamment veiller à ce que l’on ne vienne pas demander au peuple, par le truchement d’un référendum-bidon, de se prononcer par « OUI » ou par « NON

Quel avenir pour notre armée ?
HaitiCreoleRadio.com

22 août 2026
Quel avenir pour notre armée ?
Actualités Cas d'assassinat Corruption Culture Élections Esclavage FactCheck Flashback Insécurité|Kidnapping Justice Pages d'Histoire d'Haiti Société

Quel avenir pour notre armée ?

  • by Rezo Nodwes
  • 22 août 2026
  • 0 Comments

Attention ! Il faudra suivre avec la plus grande vigilance cet exercice du pouvoir de doublure, afin de ne pas brouiller les cartes. Il faudra notamment veiller à ce que l’on ne vienne pas demander au peuple, par le truchement d’un référendum-bidon, de se prononcer par « OUI » ou par « NON » sur une prétendue restructuration de l’armée.

« Tout au nom du peuple, mais sans le peuple » : voilà, jusqu’ici, le leitmotiv du pouvoir de doublure en place.

Quel avenir, demain, pour nos soldats d’Haïti,
Si le galon s’incline au caprice nanti ?
Faut-il voir l’officier, détourné de sa garde,
Conduire à l’école un enfant que l’on regarde ?

Le sabre est-il forgé pour servir un foyer,
Ou pour que la Nation puisse enfin s’appuyer
Sur des hommes voués à la seule République,
Non sur quelque maison devenue monarchique ?

Que cesse l’officier, serviteur du palais,
Qui traite une épouse en pouvoir parallèle,
Comme si l’État devait, par quelque faux décret,
Lui bâtir un emploi sous l’ombre présidentielle.

Que finisse également ce théâtre insolent
Où l’épaulette éclôt par miracle éclatant,
Où, sur le Champ-de-Mars, un geste du pouvoir
Fait colonel le matin qui n’était rien le soir.

Les grades ne sont pas des bijoux de faveur,
Ni le prix d’un sourire accordé au flatteur ;
Ils réclament savoir, discipline et carrière,
Non l’onction d’un chef au milieu de la pierre.

Et que meure à jamais cette antique illusion :
Porter un uniforme autorise l’ambition
À franchir le quartier, renverser la frontière
Qui sépare le sabre et la chose publique entière.

Car l’officier n’est pas le maître de l’État,
Il sert la Constitution ; il ne la dicte pas.
Le fusil sous les lois possède sa noblesse ;
Dressé contre les lois, il devient leur faiblesse.

L’époque où le képi rêvait du fauteuil d’or,
Où l’état-major croyait gouverner par le corps,
Devrait appartenir aux archives poussiéreuses,
Aux chroniques d’un siècle aux mémoires douloureuses.

Article précédent Quels sont les véritables pouvoirs des hormones ? Réponse av… Article suivant Cloud Computing : c’est quoi, exactement, « le nuage » où so…

Commentaires (0)

Laisser un commentaire

0 / 2000 caractères

Aucun commentaire. Soyez le premier !