Testostérone, ocytocine, hormones de croissance… Les hormones font-elles de nous ce que nous sommes ? Beaucoup en sont persuadés, qui s’injectent ou consomment des molécules pour grandir, maigrir, se muscler davantage. Les conseils fleurissent sur les réseaux sociaux, mais aussi dans les cliniques spécialisées, comme en Corée, nourrissant un marché très juteux. Et au-delà de ces profits immédiats, l’idée de genres féminin et masculin soumis à leurs hormones respectives est toujours aussi tenace. Mais la réalité est loin d’être aussi simple…
Épisode 1. Le “looksmaxxing” : des peptides pour atteindre la perfection
En Amérique du Nord, de jeunes hommes, obsédés par une certaine idée de la perfection masculine, tentent de transformer leur corps au moyen de mélanges de peptides. Ils passent commande sur Internet et s’injectent des produits à la provenance et à l’efficacité douteuses. Un véritable phénomène de société, note The Wall Street Journal.
Épisode 2. En Corée, les hormones de croissance sont un investissement pour l’avenir des enfants
La taille compte… Beaucoup ! En Corée du Sud, les parents sont ainsi prêts à dépenser de coquettes sommes pour injecter des hormones de croissance à leur progéniture. La raison n’est pas médicale, mais esthétique : on espère qu’ils grandiront davantage… Le marché est en plein essor, constate The Straits Times.
Épisode 3. Le mythe tenace de la testostérone, “essence de la masculinité”
Non, cette hormone n’est pas l’apanage des hommes. Non, elle ne conditionne pas le goût du risque et l’agressivité, explique cette journaliste dans le magazine Nautilus, publications scientifiques à l’appui. Et pourtant, les idées reçues ont la vie dure…
Épisode 4. Non, l’ocytocine n’est pas un philtre d’amour… Et la sniffer ne sert à rien
Qualifiée régulièrement d’“hormone de l’amour”, l’ocytocine, hormone impliquée dans la création et le renforcement des liens affectifs, a le vent en poupe. Mais contrairement à une idée reçue, l’inhaler ne sert à rien. Preuves (scientifiques) à l’appui, relate New Scientist.
Épisode 5. “Je ne veux plus prendre de contraceptifs hormonaux” : pourquoi les jeunes femmes disent non
La pilule contraceptive a constitué une avancée décisive pour les droits des femmes. Mais aujourd’hui, beaucoup de jeunes femmes ont le sentiment qu’on leur impose d’ingérer des hormones aux effets secondaires néfastes et cherchent d’autres options, constate la Süddeutsche Zeitung.
Les Américaines et la révolution de la testostérone : “J’ai retrouvé l’envie de faire l’amour”
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