Depuis plus de dix jours, l’affaire Cerimedo tient en haleine la Bolivie et menace d’éclabousser de nombreux dirigeants d’extrême droite de la région. Fernando Cerimedo, défini par le journal argentin Clarín comme le “consultant tout-puissant de la droite latino-américaine et le connaisseur des secrets de la manipulation des réseaux sociaux”, est accusé d’avoir commandité l’assassinat en Bolivie de sa maîtresse, enceinte d’un mois, qui menace de révéler tous les secrets de ce spin doctor.

Lundi 17 août, l’avocate Nadia Beller a été visée par les tirs de deux faux livreurs, devant un hôtel de Santa Cruz. Hospitalisée pour des blessures au cou, au thorax et au bras droit, elle a désigné Cerimedo, marié et père de deux enfants en Argentine, comme le possible commanditaire de l’attaque.

Une enquête pour tentative de féminicide a été ouverte par le parquet, et Fernando Cerimedo a été placé en détention provisoire pour six mois, de crainte qu’il ne s’envole pour Buenos Aires. Le 20 août, le parquet a ouvert une nouvelle enquête pour un possible cas d’enrichissement illicite de la part de celui qui se présentait comme le “conseiller principal” du président bolivien, Rodrigo Paz. Et le 24 août, encore une autre pour collaboration avec des narcotrafiquants.

Propriétaire de médias

Qui est