Les chiffres sont impressionnants. Des salles remplies de dizaines de milliers de spectateurs, plus de 24 millions d’auditeurs mensuels sur la plateforme Spotify, soit presque autant au niveau mondial que sa compatriote Rosalía, qui en compte 26 millions : Rels B est une mégastar. El País a interviewé le chanteur de 32 ans à Madrid, le samedi 4 juillet, au dernier soir d’une tournée marathon qui l’a aussi conduit à travers onze pays d’Amérique latine, où il est l’artiste espagnol le plus écouté.
“À chaque fois que je pars en tournée, je m’investis pleinement. J’aime rencontrer les gens, créer des liens et être agréable avec eux et découvrir les villes. Je me donne à fond en concert, et ça se voit. Je pense que le public le ressent”, explique-t-il à propos du succès de sa tournée “A New Star World Tour”, qui a débuté dès mars 2025.
Encore peu connu en France, Rels B s’est déjà imposé depuis quelques années comme l’un des grands noms de la musique hispanophone contemporaine. En 2024 et 2025, il a été plus écouté que Rosalía dans cette zone géographique. Issu du rap, il a été propulsé au sommet dès son premier album, Boys Don’t Cry, à seulement 23 ans. Aujourd’hui, il fait partie d’une génération d’artistes hispaniques particulièrement innovante qui n’hésite pas à brouiller les frontières des genres, relate le quotidien espagnol.
“Sa variété de rythmes et de styles – rap, hip-hop, afrobeat, musique caribéenne, pop mélodique et urbaine – fait vibrer les foules des deux côtés de l’Atlantique.”
De Majorque au sommet
Extrêmement populaire au Mexique, il y a donné six concerts de suite, attirant plus de 100 000 personnes. Un événement que les médias mexicains ont amplement relayé, El Universal évoquant le “lien très fort avec le public mexicain”.
Un rêve devenu réalité pour cet enfant des quartiers de Palma, sur l’île de Majorque. À l’âge de 17 ans, il produisait déjà de la musique et chantait dans la rue tout en travaillant comme maçon.
Aujourd’hui, son nom attire des milliers de spectateurs. Mais Rels B, Daniel Heredia Vidal à l’état civil, veut garder les pieds sur terre. “Je ne travaille pas, j’ai un passe-temps épuisant. On s’habitue à tout et on tient les choses pour acquises, mais je ne veux rien tenir pour acquis”, confie-t-il.
Il vient de remplir une salle symbolique à Madrid, le Metropolitano, avec plus de 50 000 personnes.
“Tout cela dépasse mes espérances, car je n’avais rien souhaité de tout cela. À mes débuts, je rêvais seulement de remplir une salle à Madrid. Tout le reste n’est que du bonus, un cadeau de la vie.”
De nouveaux horizons
Toute la presse espagnole s’est fait l’écho de son dernier concert. Ainsi ABC décrit “un véritable tourbillon d’émotions pour un Rels B débordant d’enthousiasme qui masquait ses yeux embués de larmes derrière un immense sourire”.
Mais après une année aussi remplie – durant laquelle il a épousé l’influenceuse Nicole Betancur et vécu six mois dans le pays de celle-ci, la Colombie, où il a enregistré Love Love Flakk, un album sorti en mai 2026 et sur lequel collabore la star colombienne Kali Uchis –, Rels B veut souffler. Et peut-être devenir père, lui qui n’a pas connu le sien. Mais il tient à rassurer ses admirateurs dans El País : “Je ne vais pas abandonner la musique, car c’est ma vie, mais je vais freiner cet enchaînement de succès, parce que je veux avoir des enfants et être un père présent.”
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