Ukraine : Mykhaïlo Fedorov, le populaire ex-ministre de la Défense, réclame des élections en temps de guerre. Limogé en juillet par Volodymyr Zelensky, l’ancien ministre a appelé, dans un message vidéo posté sur les réseaux sociaux, à rétablir un “mécanisme légal, sûr et réaliste” pour organiser des élections pendant une guerre prolongée, tout en garantissant le droit de vote aux soldats, aux Ukrainiens de l’étranger et aux personnes vivant près du front. “Nous ne devons pas laisser Poutine décider du moment où les Ukrainiens pourront choisir leur gouvernement”, a ajouté Fedorov, estimant que la démocratie fait “partie de ce pour quoi nous nous battons aujourd’hui”. Il a également la corruption et l’inefficacité bureaucratique. The Kyiv Independent remarque que ses propos sont intervenus “quelques heures après” que le président Zelensky a officiellement nommé, de façon permanente, Yevhen Khmara au poste de ministre de la Défense, “après des mois de manifestations” réclamant la réintégration de Fedorov. Le 16 août, il avait affirmé, dans un entretien accordé à la chaîne américaine CBS News, que l’Ukraine serait en mesure de frapper la Russie avec ses propres missiles balistiques “d’ici trois à six mois”.

Washington sanctionne la présidente de la Cour pénale internationale (CPI). Le secrétaire d’État, Marco Rubio, a annoncé des sanctions contre la présidente Tomoko Akane et Abdoulaye Seye, un avocat de partie civile, estimant avoir la “mission inébranlable de protéger les Américains contre cette mascarade de cour”, rapporte The Hill. Les juristes sanctionnés n’ont plus “accès au système financier américain” (donc à la plupart des cartes de crédit et de débit) et n’ont généralement plus le droit d’“effectuer des transactions avec des personnes (physiques ou morales) américaines”, explique le média en ligne américain. Les États-Unis, qui ne sont pas signataires du Statut de Rome établissant la CPI, ont “encouragé d’autres pays à rompre leurs liens avec elle” − ce qu’ont déjà annoncé le Tchad et le Venezuela, entre autres − tandis que Marco Rubio a promis de la démanteler “brique par brique”. Lui est notamment reprochée l’émission de mandats d’arrêt contre Benyamin Nétanyahou et son ancien ministre de la Défense Yoav Gallant, soupçonnés de crimes de guerre à Gaza. Pour sa part, la CPI a dénoncé “une atteinte à l’état de droit” et déclaré qu’elle restait “inébranlable et qu’elle soutenait fermement son personnel et les victimes d’atrocités inimaginables”.

Aux États-Unis, la chaîne ABC contre-attaque contre Trump. Ce géant de la télévision américaine, filiale de Disney, a porté plainte contre la Commission fédérale des communications (FCC), estimant que l’examen par cette dernière de ses licences de diffusion est inconstitutionnel au regard du premier amendement, protégeant la liberté d’expression. ABC accuse la FCC, dirigée par Brendan Carr, de mener une “campagne de représailles” à son encontre, afin de complaire au président Donald Trump qui désapprouve ses programmes. Le Washington Post y voit “une nette escalade dans un conflit qui dure depuis des mois” et qui a “éclaté lorsque Carr a critiqué les propos tenus par l’animateur de talk-show Jimmy Kimmel après la mort de Charlie Kirk”.

Sophie Adenot, première astronaute française à effectuer une sortie dans l’espace. En mission dans la Station spatiale internationale (ISS) depuis la mi-février, l’astronaute âgée de 44 ans est devenue la première française à sortir dans l’espace, en compagnie de l’Américain Anil Menon − et par ailleurs la deuxième femme européenne à réaliser une telle sortie, après l’Italienne Samantha Cristoforetti, en 2022. Les deux astronautes ont achevé leur mission à après 6 h 23 de sortie extravéhiculaire, selon la Nasa, qui a salué leur “super travail” et les a félicités pour leur “persévérance et résilience” face aux difficultés rencontrées lors de cette sortie. Ils n’ont en effet pas pu mener à bien tous les “objectifs fixés”, écrit le quotidien belge La Libre, précisant que si l’ancienne antenne “défectueuse” a pu être démontée, la nouvelle n’a pu être posée, “faute de temps”.

Frank Beard, le batteur de ZZ Top, est mort à 77 ans. Bob Merlis, le représentant du groupe, a confirmé que Beard était mort lundi, précisant qu’il était en “soins palliatifs, entouré de sa famille, dans son ranch de Richmond, au Texas”. La cause exacte du décès n’a pas été communiquée. Bien qu’il ne soit pas un membre fondateur, Beard a été le “batteur emblématique et de longue date” de ZZ Top, explique Rolling Stone. Si l’aura du groupe reposait en grande partie sur “leurs mélodies entraînantes, leurs riffs et leurs barbes”, Beard, imberbe malgré son nom, en était “le pilier indispensable”, selon le magazine culturel américain. Il possédait un groove de batterie “d’une précision chirurgicale, à la fois régulier et percutant”, qui assurait le boogie blues rock caractéristique de ZZ Top sur des tubes classiques comme Tush ou La Grange. Le groupe texan a été intronisé au Rock & Roll Hall of Fame en 2004 et, en 2012, il a sorti La Futura, qui allait s’avérer être leur dernier album avec le bassiste Dusty Hill, décédé en 2021. Le guitariste Billy Gibbons et Frank Beard ont continué à tourner, “bien que les problèmes de santé de Beard l’aient parfois contraint à s’absenter de la route”, conclut Rolling Stone.