Depuis six mois, l’affaire dite « de Pape Cheikh Diallo » tient en haleine le Sénégal. L’incarcération début février de cet animateur vedette, soupçonné d’être à la tête d’un réseau mêlant homosexualité, transmission volontaire de VIH et blanchiment de capitaux, avait lancé une vague d’arrestations inédite à travers le pays. Près d’une centaine d’hommes, soupçonnés d’être homosexuels et de propager le VIH, avaient été arrêtés par la brigade de gendarmerie de Keur Massar.
Vendredi 7 août, 28 d’entre eux ont retrouvé la liberté suite à la décision d’un juge d’instruction dakarois, a annoncé le parquet dans un communiqué publié dans la soirée. Le magistrat du tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye a ordonné un non-lieu total à leur encontre, « faute de preuves ».
Parmi eux figure un ressortissant français arrêté en février à Dakar. Cet ingénieur d’une trentaine d’années résidant dans la capitale était en détention depuis le 14 février.
Si leur libération immédiate a été prononcée, 71 autres inculpés, dont Pape Cheikh Diallo, demeurent poursuivis pour « association de malfaiteurs » et « actes contre nature ». Les infractions de « mise en danger de la vie d’autrui » et de « transmission volontaire du VIH/sida » ont quant à elles fait l’objet d’un non-lieu.
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