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Situation préoccupante sur l’île de La Gonâve : Le RNDDH presse le CSPN et le CSPJ d’intervenir

Alerté par de nombreuses plaintes dénonçant le comportement de certains agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) affectés sur l’île de la Gonâve, le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) a diligenté une enquête. Aujourd’hui, l’organisation estime de son devoir d

Situation préoccupante sur l’île de La Gonâve : Le RNDDH presse le CSPN et le CSPJ d’intervenir
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18 août 2026
Situation préoccupante sur l’île de La Gonâve :  Le RNDDH presse le CSPN et le CSPJ d’intervenir
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Situation préoccupante sur l’île de La Gonâve :  Le RNDDH presse le CSPN et le CSPJ d’intervenir

  • by Rezo Nodwes
  • 18 août 2026
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Alerté par de nombreuses plaintes dénonçant le comportement de certains agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) affectés sur l’île de la Gonâve, le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) a diligenté une enquête.  

Aujourd’hui, l’organisation estime de son devoir de partager avec l’opinion publique les résultats de ses investigations.  

Depuis plusieurs années, il sévit sur l’île de La Gonâve une situation préoccupante caractérisée par le dysfonctionnement des institutions de la chaine pénale. 

 Le 2 septembre 2024, le Tribunal de première instance de La Gonâve a été créé. Cependant, à date, il n’a pas encore été installé, en dépit de la collecte de fonds réalisée par la communauté insulaire en Haïti et dans la diaspora, qui a permis de rénover le bâtiment mis à la disposition de la Justice haïtienne par la municipalité de l’Anse-à-Galets.  

De plus, deux (2) tribunaux de paix et deux (2) commissariats sont localisés sur l’île, respectivement à Pointe-à-Raquette et à Anse-à-Galets. Ils fonctionnent dans des conditions extrêmement préoccupantes.  

Le Tribunal de paix de Pointe-à-Raquette, localisé dans un bâtiment inachevé dont les murs ne sont pas peints, et non-alimenté en courant de ville, est dans un état de délabrement avancé. Il fonctionne avec seulement deux (2) juges et trois (3) greffiers, sans secrétaire ni aucun autre membre du personnel administratif. Il ne dispose ni de matériel de bureau, ni de moyen de déplacement, en dépit des réquisitions répétées du juge titulaire. 

Le local accueillant le Commissariat de la ville n’est pas non plus alimenté en électricité. Les policiers ne disposent ni de radio de communication, ni de moyen de déplacement.  La seule motocyclette dont disposait le commissariat a été remise par le responsable d’alors, l’inspecteur José Renard – de même qu’un fusil Galil – à Angelo Gabriel qui, à l’époque était agent municipal de Pointe-à-Raquette, en vue d’assurer les déplacements de l’inspecteur.  

Le commissariat ne compte que quelques policiers qui travaillent en trois (3) groupes distincts. Chaque groupe doit travailler dix (10) jours d’affilée, 24/24 heures pour ensuite bénéficier de vingt (20) jours de repos. Récemment, l’effectif a été révisé à la hausse. Cependant, il reste encore insuffisant.  

Un employé civil, membre du personnel de soutien, Edril Lafortune, est souvent affecté à la surveillance des personnes en garde-à-vue.  

La situation du Tribunal de paix de l’Anse-à-Galets n’est pas différente. Le bâtiment nécessite d’importantes réparations. De plus, il est dépourvu de tout : aucun matériel de bureau ni moyen de déplacement n’est mis à la disposition du personnel judiciaire. Le local n’est pas non plus alimenté en courant électrique.  

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