Après la Russie, la Chine. Le président de la Biélorussie, Alexandre Loukachenko, s’est rendu, lundi 29 juin, à Pékin pour rencontrer son homologue chinois. Xi Jinping a entamé l’entretien par une question soulignant l’inféodation de ce visiteur à la Russie : « Etes-vous venu de Minsk ? », lui a-t-il demandé, sachant probablement que son interlocuteur était passé par Moscou.
Trois jours plus tôt, l’autocrate biélorusse était en Russie pour une rencontre avec Vladimir Poutine, dans sa résidence de Valdaï, entre Moscou et Saint-Pétersbourg. Fait inhabituel, cette visite, non programmée, s’est achevée samedi sans qu’aucune information, photo ou déclaration officielle ne soient publiées. Le Kremlin est resté vague sur les sujets abordés, évoquant « la coopération commerciale et économique, la mise en œuvre de projets économiques communs et les questions liées à la sécurité régionale ». Le président russe a qualifié cet entretien informel de « fructueux et constructif », sans détailler.
La rencontre entre Alexandre Loukachenko et Xi Jinping n’avait pas non plus été annoncée en amont – sans que l’on sache si elle avait été planifiée à l’avance –, et a été présentée comme une réunion de travail, à la différence d’une plus ample visite d’Etat. Peu d’éléments ont filtré à l’issue des échanges. Le message le plus important tient en une phrase de Xi Jinping : « La Chine soutient la Biélorussie dans la protection de sa souveraineté nationale, de son indépendance et de son intégrité territoriale, ainsi que dans le choix d’une voie de développement adaptée à ses conditions nationales. »
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