C’est une tragédie à tant d’égards […]. Ce n’est pas le moment de tirer des conclusions hâtives. C’est le moment de réfléchir, de se demander comment on en est arrivé là”, a déclaré le Premier ministre britannique Andy Burnham après que Jason Arday, le jeune professeur de sociologie de l’éducation de Cambridge accusé de plagiat et de fabulation, a été retrouvé mort, vendredi 14 août, quelques jours après avoir démissionné.

“La tragédie de Jason Arday”, c’est aussi le titre choisi par une journaliste du Spectator qui cite les mots de Simon Baron-Cohen, spécialiste de l’autisme à Cambridge, à propos de son ami et collègue. Dans une interview à la BBC, Baron-Cohen a déclaré avoir été en contact avec Arday quelques heures avant qu’il ait été retrouvé dans le sud de Londres. “Sa carrière gâchée, sa réputation en lambeaux, il n’arrivait pas à faire face à tout ça. Il avait l’impression de ne pas pouvoir continuer”, racontait-il.

Ainsi, “Jason Arday était extrêmement humain ; il souffrait”, poursuit la journaliste Melanie McDonagh. “Les commentateurs, moi-même incluse, avons parfois du mal à nous rappeler à quel point il est terrifiant de se retrouver au centre d’une tempête médiatique.”

“Nous n’avons peut-être pas à nous sentir coupables, au sens strict, d’avoir pris part à la mêlée,