Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, avait quelques requêtes à présenter à Donald Trump lors de sa dernière visite officielle à Washington, le 28 juillet. La première, selon The Atlantic, concernait un bouclier antimissile dont l’Ukraine a besoin pour se protéger des vagues de bombardements russes. Seul problème : les États-Unis, en pleine guerre contre l’Iran, sont contraints de préserver leurs propres bases militaires, comme celles de leurs alliés du Golfe, contre les drones de Téhéran, et voient avec inquiétude diminuer leurs réserves de batteries antimissile Patriot. Au mieux, Trump propose à l’Ukraine de fabriquer elle-même, sous licence, ce système de défense antiaérienne. Un projet qui prendrait des années.

L’autre solution paraît bien plus simple. L’armée ukrainienne recourt déjà à Starlink, le wifi spatial d’Elon Musk, pour coordonner ses nuées de drones à l’intérieur de ses frontières, y compris dans les zones occupées comme la Crimée. Kiev voudrait maintenant avoir accès à ce réseau sur tout le territoire russe afin de mieux cibler les lanceurs mobiles de missiles qui, loin derrière la ligne de front, ravagent ses villes et pilonneront dès l’hiver ses centrales électriques.

Elon Musk n’a jamais caché ses réticences à trop impliquer Starlink dans un conflit armé