Ils seront sept, invités par le patronat à… Roland-Garros. Sept candidats à l’Élysée (Le Pen, Mélenchon, Philippe, Attal, Glucksmann, Retailleau et Tondelier) invités à répondre ce jeudi aux questions des entrepreneurs sur les grands enjeux économiques du moment. Le Medef a placé sa rentrée sous le signe du “courage”. “La présidentielle sera un point de bascule, avertit leur leader, Patrick Martin. En 2027, ce sera le sursaut ou la crise.”
À huit mois du premier tour de scrutin, ce grand oral apparaît comme un premier débat électoral avant la lettre. Et c’est tout sauf un hasard qu’il soit consacré à l’économie. “Le pouvoir d’achat, les retraites étaient déjà des enjeux très présents en 2022”, explique Mathieu Plane, directeur adjoint du département analyse et prévision à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). “Mais cette fois, deux autres dimensions vont compter fortement dans la campagne : les finances publiques et la dette.”
“Un déclassement continu”
Alors que, faute de majorité à l’Assemblée, le Premier ministre Sébastien Lecornu s’arrache déjà les cheveux sur le prochain budget, le taux d’intérêt de la dette française a grimpé à un niveau inédit depuis la crise financière de 2008 : à plus de 4,1 % à l’échéance de dix ans. C’est plus que l’Italie, qui f
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Au Rassemblement national, le programme économique prend des “accents thatchériens”
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