Un juge américain a suspendu, mercredi 13 mai, les sanctions imposées en juillet 2025 par Washington à l’encontre de Francesca Albanese, la rapporteuse spéciale de l’ONU sur la situation des droits humains dans les territoires palestiniens occupés.
Mme Albanese avait été sanctionnée après avoir critiqué publiquement la politique de Washington concernant Gaza. Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, lui avait en outre reproché d’avoir recommandé à la Cour pénale internationale (CPI) de délivrer des mandats d’arrêt contre le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou.
En poste depuis 2022, Mme Albanese, a notamment accusé Israël de « génocide » à Gaza dans sa riposte à l’attaque lancée le 7 octobre 2023 par le mouvement islamiste palestinien Hamas.
« Menaces »
Dans son ordonnance rendue mercredi, le juge fédéral Richard Leon a émis une injonction temporaire contre les sanctions, selon un document judiciaire consulté par l’Agence France-Presse (AFP). « Protéger la liberté d’expression est « toujours » dans l’intérêt public », a écrit M. Leon dans son avis.
Mme Albanese, qui avait jugé que les sanctions américaines à son encontre étaient « calculées pour affaiblir [sa] mission », a salué cette décision sur les réseaux sociaux. « Ensemble, nous ne faisons qu’un », a-t-elle affirmé dans un message publié sur X, remerciant « tous ceux qui [lui] ont apporté leur aide ».
L’Italienne, qui a été nommée par le Conseil des droits de l’homme mais ne parle pas au nom de l’ONU, a déclaré plusieurs fois avoir reçu des « menaces ».