Un an après la guerre entre la Thaïlande et le Cambodge au sujet de leur frontière disputée, “on n’observe pratiquement aucun progrès vers une paix durable”, écrit Nikkei Asia. Si le cessez-le-feu signé en décembre semble tenir et s’il n’y a pas eu de combats cette année, “les problèmes à résoudre restent bien réels, tandis que les discours hostiles continuent de se substituer à tout engagement diplomatique de part et d’autre”, regrette de son côté Cambodianess.
Le bilan des combats de juillet et de décembre 2025 reste incertain. Plus de cent personnes auraient été tuées et l’on estime à près de 1 million le nombre de personnes déplacées des deux côtés.
En dépit du calme apparent qui règne le long des 817 km de frontière, l’armée thaïlandaise s’emploie à sécuriser les territoires arrachés à la partie adverse par la construction de murs ou de structures solides. En juin, l’armée avait notamment érigé sur la frontière une statue de Bouddha. Initiative qualifiée par le site thaïlandais Khao Sod d’“inutile et immature” de la part de la Thaïlande, qui “ne semble pas comprendre la notion de territoire ‘contesté’”. De telles actions “retardent la normalisation des relations entre les deux pays”, déplorait alors le journaliste thaïlandais Pravit Rojanaphruk, une des rares voix modérées
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