La culture et la consommation de coquillages font depuis longtemps partie des traditions culinaires de Nouvelle-Angleterre [région historique du nord-est des États-Unis]. Au fil du temps, elles ont fait une place aux us à la fois des Premières Nations et des colons européens, puis aux préférences régionales.
Prenons la chaudrée de palourdes. Dans les villages côtiers français, la coutume multiséculaire de jeter une partie de la pêche du jour dans une immense marmite en cuivre – le chaudron ou parfois chaudière, adapté sous la forme chowder en anglais quand cette habitude s’est diffusée au Canada et un peu plus au sud, en Nouvelle-Angleterre.
Là-bas, elle a rencontré le bivalve endémique présent en abondance – Mercenaria mercenaria, ou “quahog” – qui était mélangé à des oignons, des pommes de terre, et du petit salé ou du bacon, autant de produits de base sur les navires européens. Lorsque des vaches laitières étaient à disposition, du lait, de la crème et du beurre étaient ajoutés.
Tomates et produits laitiers interdits
Néanmoins, tous les amateurs de chaudrée sur la côte est américaine n’apprécient pas le mélange de palourdes et de produits laitiers. La version dite “de Manhattan” n’en contient aucun et ajoute plutôt des tomates. Un élu local du Maine a jadis jugé ce choix révo
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L’âge d’or des nomades numériques est-il fini ?
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