Nouvelle découverte archéologique au Mexique, et non des moindres. À la fin du mois de juin, un groupe d’archéologues mexicains et slovènes ont découvert, en plein cœur de la jungle de la péninsule du Yucatán, une cité maya en ruine jusqu’alors inexplorée, rapporte El Sol de México.
Située dans la réserve de biosphère de Calakmul, dans l’État de Campeche, cette vaste zone archéologique et fossilisée, datant de 600 à 900 après J.-C., aurait constitué un important centre urbain au sein d’une région qui aurait abrité plus de 9 millions d’habitants.
“Il n’y a pas de chemin”
Mais ce qui rend cette découverte particulièrement exceptionnelle, raconte El Universal, est le fait qu’aucun chemin visible n’ait été identifié pour accéder au site. Le journal explique que les spécialistes ont dû ouvrir une voie sur près de 5 kilomètres “à l’aide de tronçonneuses et de machettes”, au milieu d’une végétation extrêmement dense, pour atteindre cette cité vierge de toute exploration récente. Une caractéristique qui lui a d’ailleurs valu le nom de “Minanbé”, qui signifie “Il n’y a pas de route” en langue maya yucatèque.
Cité par Aristegui Noticias, l’archéologue slovène responsable de l’exploration, Ivan Sprajc, a déclaré :
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“Comparé à d’autres endroits où nous avons effectué des relevés de surface, l’accès ici était beaucoup plus difficile. Cependant, en trois ans, c’est le seul site que nous découvrons intact et dépourvu de traces de pillage. Une véritable surprise.”
Dans un entretien accordé à El Universal, l’archéologue raconte également que cela faisait plusieurs années qu’il avait relevé des irrégularités grâce à des recherches sur Google Earth et à d’autres outils de pointe. Des observations qui l’ont convaincu de se rendre sur le terrain, seule manière pour en savoir plus.
Quatorze édifices découverts
Cette cité de 15 hectares, poursuit le journal, est un centre urbain structuré par des places “entourées d’édifices religieux, de terrasses et de zones humides traversées par des canaux”. The New York Times évoque de son côté “des autels, des stèles, ainsi que des structures mayas, dont un temple pyramidal d’une hauteur d’environ 12 mètres”. María Elena Vega Villalobos, historienne ayant participé au projet, souligne que la présence de nombreux monuments – quatorze sont recensés à ce jour – laisse penser que la cité occupait une place importante sur le plan politique.
De nombreuses zones d’ombre subsistent toutefois. Une grande partie du site demeure enfouie “sous des monticules de terre”, souligne le quotidien américain. De nouvelles fouilles plus approfondies seront donc nécessaires pour révéler l’ampleur de cette découverte. Elles mobiliseront une équipe plus nombreuse, ainsi que “de nombreux outils et un système d’approvisionnement en eau et en nourriture”, afin de poursuivre l’exploration de cette cité perdue.
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