Selon des scientifiques, les orangs-outans de Tapanuli, une espèce en danger critique d’extinction présente sur l’île indonésienne de Sumatra, sont désormais un peu plus proches de l’extinction, suite à des glissements de terrain survenus l’année dernière et aggravés par le changement climatique”, rapporte le New York Times. Le quotidien américain s’appuie sur une étude parue le 10 juin dans la revue Current Biology par une équipe de chercheurs qui s’intéressent aux conséquences du passage du cyclone Senyar qui a balayé le nord-ouest de l’océan Pacifique à la fin de l’année 2025.

Plus de 1 000 personnes avaient été tuées et des dizaines de milliers d’autres déplacées dans toute la région. Une catastrophe naturelle qui a également eu des conséquences dévastatrices sur la population d’orangs-outans de Tapanuli, espèce de grands singes découverte seulement en 2017.

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“Selon une étude, 58 des moins de 800 orangs-outans de Tapanuli, soit environ 7 % de la population totale, ont été tués” lors du passage du cyclone, écrit la BBC. De son côté, le New York Times évoque “plus de cinquante” décès parmi ces primates.

Risque d’extinction

La violence des glissements de terrain a laissé les experts bouche bée. Erik Meijaard, l’un des auteurs de l’étude, se souvient auprès du New York Times avoir d’abord cru à une erreur dans ses données. “Des versants entiers se sont tout simplement effondrés”, précise-t-il.

Une catastrophe pour une population de singes la plus menacée des trois espèces d’orang-outan. “Plusieurs études affirment que l’espèce disparaîtra si elle continue à perdre plus de 1 % de sa population chaque année”, indique la BBC.

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Et les chercheurs de souligner l’importance du changement climatique dans l’intensité des pluies qui ont noyé la région. “Bien qu’il soit difficile d’établir des estimations précises en raison du manque de données, des chercheurs avaient précédemment constaté que le changement climatique d’origine humaine avait entraîné une augmentation de 10 à 50 % de l’intensité des précipitations liées à cette tempête”, résume le New York Times.

“La crise à laquelle est confronté l’orang-outan du Tapanuli met en évidence l’interaction entre l’instabilité climatique, la disparition de la biodiversité et la vulnérabilité, ce qui exige une réponse coordonnée à la hauteur de l’ampleur de la menace”, notent les auteurs du rapport.