“Un candidat insignifiant”. C’est sous ce titre que le quotidien conservateur brésilien O Estado de São Paulo a publié, mardi 28 juillet, un éditorial au vitriol au sujet du sénateur Flávio Bolsonaro, 45 ans, fils aîné de l’ancien président d’extrême droite, Jair Bolsonaro (au pouvoir de 2019 à 2023), trois jours après son entrée officielle dans la course à la présidentielle d’octobre. “N’ayant rien d’autre à offrir aux électeurs que le nom de famille de son père, Flávio a révélé sa véritable envergure” lors de la convention du Parti libéral (PL). “Minuscule”, assène le journal.
Assigné à résidence après sa condamnation à vingt-sept ans de prison pour tentative de coup d’État – ce qui ferme de facto sa carrière politique –, le patriarche n’est apparu pendant l’événement que sous la forme d’un avatar généré par intelligence artificielle. Une façon, estime le journal, de “donner un certain sens à [la] candidature” de Flávio Bolsonaro qui, en raison de sa “propre insignifiance”, se retrouve “de plus en plus à la merci de forces qu’il ne maîtrise pas”.
“Privé du soutien” des principaux partis du Centrão – bloc informel de formations opportunistes de droite et de centre droit –, qui envisagent de rester neutres au premier tour de la présidentielle, Flávio Bolsonaro s’est en effet “ra
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