Au football, il faut y croire. Il faut avoir la foi chevillée au corps pour penser que votre équipe, même si elle joue moins bien que l’équipe adverse, va finir par déjouer tous les pronostics, défier les dieux, et arracher une victoire. C’est aussi simple que ça. Et c’est la même chose pour Oasis - c’est un groupe qui y croit. Du désir viscéral de briller dans Rock’n’Roll Star à la grisante immortalité de Live Forever, Noel Gallagher écrit des hymnes porteurs d’’espoir.
Comme il me l’a dit un jour avec son merveilleux sens de la formule, alors qu’il pestait contre le morceau Why Does It Always Rain on Me ? du groupe Travis : “D’abord, il pleut sur tout le monde. Et je préfère écrire une chanson sur les parapluies que sur cette putain de pluie.” Je ne connais aucun autre auteur-compositeur à avoir cette philosophie. Voilà pourquoi personne d’autre que lui n’aurait pu composer Wonderwall, un tube au titre absurde, truffé de généralités, mais qui, cet été encore, permet encore à l’Angleterre de se prendre à rêver.
Avant le début du tournoi, chaque pays a dû transmettre une liste de morceaux aux DJ qui ambiancent les stades. Pour l’Angleterre, la bande-son devait au départ s’appuyer sur les habituels classiques commet Sweet Caroline de Neil Diamond et Hey Jude des Beatles. Mais Won
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